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L'INVISIBLE MAGNETISME CHRISTIQUE

L'INVISIBLE MAGNETISME CHRISTIQUE

Je vous partage mes vidéomessages, mes articles, pour vous faire comprendre que l'on peut trouver un certain équilibre dans notre foi, en se laissant imprégner par nos bonnes énergies vibratoires de notre magnétisme avec celles de l'amour, de la lumière divine, en s'ouvrant à la spiritualité pour être en harmonie avec soi-même et ainsi pouvoir aider son prochain dans la guérison du corps mais aussi celle de l'âme. Mes écrits sont le reflet de ma conscience et de mes expériences ! J'ai crée 2 communautés : être de lumière et magnétisme. Merci de votre visite !

VOYAGE ASTRAL - MYTHE OU REALITE ET SES DANGERS

La pratique de la projection ébranle notre réalité la plus immédiate, notre expérience intime de la conscience. L’appréhension qu’elle suscite est souvent renforcée par des mises en garde contre les multiples dangers qui guetteraient l’imprudent.  

Ces préjugés subsistent depuis très longtemps, à l’image du faible nombre de pratiquants capables de les soumettre au creuset de l’expérience.  

Nombreux sont ceux qui se réfugient alors derrière des arguments d’autorité ; certains occultistes affirment par exemple qu’un simple contact physique tue l’expérimentateur en projection (1), des propos qui devraient inciter à la recherche systématique, plutôt qu’à une acceptation passive trop souvent constatée. 

Il convient à chacun de faire le point sur ces questions par une expérience concrète et directe autant que possible, et non victime d’un imaginaire angoissé cultivé par la pensée populaire ou la superstition. 

Les craintes liées à la projection de conscience sont surtout de quatre types aujourd’hui :

o La peur de l’inconnu o La peur des rencontres néfastes o La peur de mourir ou de perdre son corps o La crainte de « l’illusion spirituelle »

La peur de l’inconnu  


Représentant souvent l’inconnu le plus total, la projection de conscience peut susciter une inquiétude bien compréhensible. Sans surprise, une certaine témérité est donc de rigueur pour dépasser son angoisse initiale.  

La pratique permet de cultiver son audace et de tremper son caractère, tout en vérifiant soi-même la sécurité de l’expérience. 

Les sensations étranges du processus de projection en particulier sont souvent peu rassurantes pour le débutant, mais deviennent plus banales avec la pratique.  

On constate en effet qu’elles sont de simples indications d’une « séquence de lancement » sans risque, dont l’intensité diminue en outre avec la pratique. 

Dans certains cas, on peut être glacé par l’expérience au moment de la sortie, choqué par la perception d’exister dans un autre corps, dans un autre monde.  

Plus l’expérience est claire et puissante, plus le sentiment de dénuement peut être intense et pénétrant. Cette peur apparaît très rarement lorsque l’esprit est confus et la perception instable. 

On peut neutraliser cette angoisse en se calmant par la rationalisation (« je peux arrêter l’expérience à tout moment », etc.).   

Cela est efficace, mais requiert un certain contrôle de soi. Si la peur s’amplifie, mieux vaut abréger l’expérience avant qu’elle ne devienne inutilement désagréable.  

Il faut réaliser l’aspect naturel et commun de cette éventualité, et non être surpris là où une expérience entièrement plaisante était peut-être attendue. 

Il n’y a ainsi rien d’étonnant à la peur de l’inconnu vécue en projection, même si les conditions de l’expérience tendent à renforcer les ressentis.  

Si elle ne présente a priori pas de risque notable, la projection de conscience peut être éprouvante émotionnellement, et une dose d’intrépidité et de maîtrise de soi est nécessaire pour tenter l’expérience.

La peur des rencontres néfastes  


On a associé sans doute très tôt la « sortie du corps », par tout l’imaginaire qu’elle véhicule, et l’idée de possibles rencontres négatives. Au XVIIIème siècle, Emanuel Swedenborg, qui avait réalisé quelques projections, affirmait avoir été attaqué de nombreuses fois par des démons dans des états similaires (a priori des paralysies du sommeil) et, avant lui, le mystique allemand Jacob Böhme rapportait les visions infernales qu’on pouvait expérimenter en « extase », terme qui englobait alors les états hors du corps.  

À notre époque, ces peurs sont renforcées dans l’imaginaire populaire par le cinéma et une abondante littérature romanesque ou occulte alarmiste. Aleister Crowley, à l’influence majeure sur le mysticisme magique du XXème siècle, évoquait ainsi par exemple le détail concret des tourments physiques que subirait l’imprudent à la suite de contacts néfastes dans l’Astral. 

On comprend donc aisément l’appréhension récurrente de se trouver en présence d’une forme de conscience néfaste, ou, pire, de l’attirer par sa pratique. 
Plus particulièrement, imaginer des entités terrifiantes lorgnant sur soi au moment d’achever sa projection est souvent une source d’inquiétude notable.  
Or, l’observation tend à me montrer qu’on ne fait que peu rencontres dans l’environnement initial de l’expérience.  

Lorsqu’on y croise des formes animées, elles sont le plus souvent des créations chimériques de notre esprit que le simple fait d’ignorer dissout ou rend inerte.  
Les cas de contacts bien plus substantiels sont rares, et concernent surtout d’autres niveaux de l’expérience ; il ne faut donc pas s’inquiéter outre mesure.  

En huit ans de pratique, je n’ai jamais subi plus qu’une bonne frayeur dans ces cas-là. 
Je n’ai pas noté en outre d’augmentation de rencontres de ce type avec le temps ; au contraire, elles diminuent plutôt, et n’indiquent donc vraisemblablement aucun phénomène d’attraction en jeu mais plutôt une dissolution des peurs qui en sont sans doute à l’origine. 

Pour finir sur ce point, de nombreuses personnes s’inquiètent suite à quelques lectures de voir apparaître leurs cauchemars dans un environnement
très malléable.

Que l’on se rassure, une concentration notable est requise pour créer des éléments persistants. Une simple idée traversant son esprit ne se manifeste pas instantanément, fort heureusement ! 
 

La peur de mourir ou de perdre son corps  


Quel projecteur ne s’est pas demandé un jour, soumis à un effroi imprévu, quelle folie l’avait poussé à réaliser cette expérience touchant d’un peu trop près une réalité funeste ? 

En remontant aux sources anciennes sur ce point précis, on note que l’occultiste Cornelius Agrippa était dans les premiers à rapporter au XVIème siècle les conséquences étonnantes de la décorporation sur la santé, ouvrant la voie cinquante ans plus tard à Paracelse, le fameux alchimiste suisse, pour exposer explicitement le lien étroit entre le corps astral et la mort .  

Le monopole de l’occultisme sur la projection de conscience dans les siècles suivants a répandu nombre de croyances sur le sujet, insistant notamment sur les risques physiques encourus.  

Le chemin était alors tout tracé dans la seconde moitié du XIXème pour que la célèbre mystique russe Helena P. Blavatsky mît en garde contre des risques plus avancés de possession du corps.

Deux décennies après elle, l’occultiste Stanislas de Guaita évoquait longuement à sa suite les risques supposés de vol du corps en projection, rapportant les techniques soidisant utilisées par les Anciens pour protéger le corps inerte des initiés contre toute intrusion.

L’opinion commune derrière cela revient donc plus ou moins à affirmer que, en toute logique, c’est l’âme ou une forme d’enveloppe subtile la contenant qui quitte le corps, le laissant vide telle une coquille dont on peut s’emparer.  

À cela s’ajoute souvent l’idée d’un cordon qui les relie, qu’une pichenette bien placée par un esprit facétieux peut briser, envoyant l’expérimentateur à jamais dans les limbes.  

Bien du chemin a été parcouru depuis ces premières suppositions. Ce modèle demeure toutefois le plus connu, du fait de sa simplicité et de son évidence apparente.  

Entrer dans le détail d’approches contemporaines (occultes ou non) semble rendre l’appréhension du sujet plus confuse pour le novice, du fait de l’absence de conclusion nette. 

Il est intéressant en outre de noter ici une croyance majeure concernant le dédoublement qui a disparu aujourd’hui : la majorité des occultistes tenaient pour acquis aux XIXème et XXème siècles, dans la lignée du spiritisme, le risque mortel subi par le double projeté face à un obstacle physique pointu, tel une épée ou une pointe saillante, voire une balle.  

La blessure se transmettrait alors au corps physique qui pourrait décéder. On voit ici à quel point des craintes considérées aujourd’hui infondées peuvent hanter les esprits. 
Si, par nature, un pratiquant qui mourrait durant l’expérience ne pourrait partager son funeste rapport, aucun témoignage sérieux et documenté ne nous prouve à l’inverse la possibilité du décès en projection, ni du « vol du corps ».

Ces idées semblent surtout basées sur les croyances et spéculations des premiers auteurs, qui ont naturellement utilisé leur conception du monde pour tenter d’expliquer les mécanismes de cette expérience.  

À moins d’adhérer à celles-ci, il ne semble donc pas y avoir de raison expérimentale particulière de s’alarmer à ce sujet. 

J’ajouterai aussi que toutes les études en laboratoire de sujets pratiquant la projection de conscience (que ce soit par Charles Tart ou au Monroe Institute par exemple) n’ont également jamais noté de signes physiologiques inquiétants, d’arrêt du cœur, de la respiration, de raideur morbide ou autres éléments si souvent évoqués dans la littérature occulte ou certains témoignages. 

Le corps ne semble pas entrer dans un état réellement différent du sommeil normal en général, même si les expériences peuvent se dérouler en dehors des phases EEG habituellement associées aux rêves. 

Concernant les problèmes de réintégration du corps, en plus d’être très rares (une fois sur cent environ pour moi), ils ne sont jamais que passagers et semblent a priori souvent liés à l’endormissement profond du corps durant l’expérience.  

À noter également qu’il semble impossible de « se perdre » et de ne plus pouvoir revenir, puisqu’une simple pensée vers son corps nous fait reprendre conscience en son sein instantanément, quelle que soit la « distance » parcourue durant la projection.

La crainte de « l’illusion spirituelle » 


Se fondant sur l’image qu’ils se font de la projection de conscience, certains cherchent à mettre en garde contre l’errance spirituelle qu’elle représenterait. 

L’argument principal est souvent de cet ordre : la projection de conscience serait l’aboutissement de l’illusion, du fait des caractéristiques de l’Astral, détournant alors les pratiquants des « vrais » exercices spirituels. 

Outre les possibles objections théoriques contre cette conception du monde, le problème central est dans la majorité des cas l’absence d’expérience directe de la projection qu’ont ces moralisateurs spirituels. 

Ils fondent leurs affirmations sur une image d’Épinal ésotérique ou New Age dont il a déjà été question plus haut. Ils psalmodient alors avec zèle l’idée que ce monde égare, sans avancer d’arguments concrets et vérifiés. Ne plus vouloir revenir dans son corps ?  C’est plutôt difficile à soutenir.

Perdre contact avec la réalité ? À moins de difficultés psychologiques antérieures ou d’un sérieux manque d’ancrage qui feraient déconseiller cette pratique et bien d’autres, cela est peu envisageable : on parle en effet d’expériences irrégulières qui ne durent en général que quelques dizaines de minutes au mieux. Etc. 

On attend toujours des arguments solides sur ce point, et non des croyances sur ce qui est ou non « spirituel » et digne d’être exploré ou utile, ou n’ayant rien de propre à la projection, mais liés à la santé psychologique d’individus particuliers.  

On retrouve ce genre de point de vue chez certains occultistes du XIXème siècle, comme Papus qui désapprouvait cette pratique.

Hélas, ces propos trouvent parfois une oreille attentive chez ceux qui s’intéressent au phénomène craintivement, et qui trouvent là une raison de ne pas s’engager plus loin.

À ceux-là, je répondrais : attention au dogmatisme de tous bords. La projection est avant tout ce que chacun en fait. Ce que la tradition a nommé « l’Astral » n’est pas plus un monde de mirages bienheureux que la vie courante ou les rêves. 

Il est en général intrinsèquement insignifiant : j’entends par là que c’est souvent l’interprétation ultérieure qui fige son sens. 

La projection peut être source de fermeture dogmatique ou d’ouverture intérieure avant tout suivant la façon dont on l’aborde, comme toute expérience. 

Conservez un esprit critique, une ouverture aux possibilités du monde, une sincérité et une simplicité dans votre démarche vis-à-vis de cette pratique et de ce que vous y cherchez, et il n’y a pas de raison qu’elle constitue autre chose qu’une porte vers un enseignement intérieur et une découverte de soi, au même titre que bien d’autres disciplines par ailleurs.

À chacun, dès lors, de s’observer avec lucidité pour savoir s’il cherche un moyen de fuir, ou bien de se découvrir, non seulement au travers de la projection, mais aussi de toute entreprise personnelle. 

Ainsi, il convient de nous fier autant que possible à la pratique pour fonder notre vision des choses en matière de projection.

Ne prenons pas pour vérité établie dans ce domaine, comme dans d’autres, ce que nous n’avons pas éprouvé personnellement, ou qui n’est pas déductible directement de notre expérience. 

La peur, si elle est compréhensible, ne doit pas être un frein à nos ambitions, surtout lorsqu’elle s’avère souvent fondée sur des bases bancales.  Qu’on cultive plutôt l’audace, la détermination et une légèreté d’esprit qui aidera le pratiquant à vaincre les principaux obstacles rencontrés : ceux qu’il aura emportés avec lui.

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